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Durbuy LA PLUS PETITE VILLE DU MONDE

02-11-2017
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Durbuy, ville de charme internationale

Le château perché sur un promontoire rocheux a des allures romantiques. À ses pieds, se love une petite ville de pierres, préservée par le temps. Entourée d'une rivière (l'Ourthe), de collines et de bois, la « plus petite ville du monde » semble à l’abri de tout. Son plan en arc de cercle révèle que la rivière la contournait autrefois.

À l'origine, Durbuy est un îlot bien protégé par l’eau, par le château et l’enceinte urbaine qui était longue de près de 550 m. et haute de plus de 6 m. La construction de ce mur de protection est liée à la charte de franchise accordée en 1314 par Jean, comte de Luxembourg et roi de Bohême. Cette charte définissait les droits et les devoirs des nouveaux responsables de la petite cité, hormis le droit de haute justice conservée par le seigneur ou son responsable : le prévôt.

Parmi leurs charges, les bourgeois devaient assurer la sécurité de la ville marchande et exercer la justice courante. C’est l’époque de la construction d’une « maison communale » où siégeaient le bourgmestre et les échevins. Elle sera remplacée au 16ème siècle par un nouveau bâtiment appelé tardivement « la halle aux blés ». Cette dernière est un rarissime et antique pan de bois qui servait également de marché couvert. La Ville y accueille aujourd’hui des expositions d’art.

Deux couvents, une église

Au 17ème siècle, deux congrégations religieuses, les Récollets et les Récollectines s’installent à Durbuy. Ils se destinent à l’enseignement et au secours des malades et des indigents.

Leur installation va transformer la physionomie de la ville car pour gagner de l’espace et bâtir les couvents, il faut assécher un bras de la rivière et reculer l’ancienne muraille. Le délabrement de l’enceinte motive l’accord de la commune. Ce qu’il en restera est démantelé par les Français en 1675. En 1689, sur ordre de Louis XIV, on rase ce qui se trouvait sur le rocher du château.

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L’église paroissiale Saint Nicolas que l’on voit encore de nos jours, est de style gothique tardif. Elle est construite par les Récollets après 1630 et est accolée à leur couvent. Son chœur est réaménagé au 18ème siècle tandis que le porche-clocher qui délimite l’entrée date du 19ème siècle. A l’intérieur de l’église, un mobilier des 17ème et 18ème siècles, statues de saints et chaire de vérité côtoient des fonts baptismaux du 16ème siècle. Un chemin de croix contemporain est taillé dans le schiste par l’artiste Wéry.

Du vert, du bleu et d’infinies nuances de gris

Située aux confins du Condroz, de la Famenne et de l'Ardenne, la commune de Durbuy est dotée d'un patrimoine naturel et culturel d'une surprenante diversité. Les paysages et l'habitat résultent de ces conditions géographiques et géologiques remarquables.


La petite ville de Durbuy est installée sur la Calestienne, étroite lanière de calcaire qui borde le talus ardennais gréso-schisteux. La vision de ses demeures en pierre calcaire, bordées par la rivière et protégées par des collines échancrées, est à couper le souffle. Ces petites montagnes boisées rétrécissent le lit de la rivière qui doit lutter plus durement pour poursuivre sa route. Le nom Dolbui, qui apparaît au 11ème siècle, la décrit précisément. Quelques toponymistes donnent à ce nom une origine celtique. "Dur", signifierait chêne ou forêt et "bu" indiquerait l'eau. Et c'est bien là l'identité unique de Durbuy : une petite ville encaissée dans un étroit vallon, entourée par l’eau et les bois. C'est ce qui fait de Durbuy, le lieu idéal pour se ressourcer, se détendre et s'adonner pleinement à une multitude infinie d'activités de plein air : randonnées pédestres ou équestres, kayak, labyrinthes géants ou sports d'aventures qui respectent la nature.

Le rocher d'Omalius à Durbuy

Revenons encore un instant sur les collines calcaires de la Calestienne qui sont le théâtre de merveilleux phénomènes géologiques, aériens ou souterrains. L'eau est quelquefois parvenue à fissurer les roches, à les creuser pour former des grottes. Si ces dernières ont abrité des hommes, citons dans la commune, la grotte de Verlaine qui atteste d’une occupation magdalénienne d’il y a 14.000 ans. Elles servent aujourd’hui de refuges à de rares espèces de chauve-souris, à des blaireaux, à des renards, des araignées ou des papillons.

Mais un autre phénomène géologique à ne pas manquer à Durbuy, c'est le fameux anticlinal, décrit en 1807 par le précurseur de la géologie moderne : Jean-Baptiste d'Omalius d'Halloy. L’anticlinal de Durbuy est formé de couches de calcaires dolomitiques et son plissement est dû à la tectonique.
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