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Les négociateurs bruxellois misent sur le développement durable
04/07/2009 11:10:58
Les négociateurs bruxellois ont suspendu leurs travaux vendredi soir vers 22 heures après en avoir terminé avec le chapitre consacré aux synergies entre l'emploi, l'économie, la formation, et l'environnement. Prenant un peu d'avance sur leur réunion de samedi, ils ont ouvert le chapitre consacré au logement.Ce samedi, les discussions reprendront à 14h30 pour être interrompues vers 20h. La note-martyre du formateur bruxellois Charles Picqué sert de base de travail aux négociateurs. Elle décline 59 objectifs, et 61 pages ce qui devrait déboucher sur une déclaration du futur gouvernement bruxellois. Cette note est marquée du sceau du développement durable.
Le texte rédigé par le formateur prend appui sur quatre défis auxquels Bruxelles est confrontée, à un tournant de son histoire; l'essor démographique, l'emploi et la qualification, le défi environnemental "qui implique que Bruxelles devienne un modèle en matière de développement durable", et l'internationalisation de la Région-ville qui doit réussir à mieux inclure et profiter davantage aux habitants.
Réduire de 30% les émissions de CO2 d'ici 2025
L'alliance emploi-économie-environnement est annoncée comme "un axe majeur du projet de ville du futur gouvernement". Celui-ci devrait s'atteler dès le début de la législature à l'élaboration d'un "véritable Plan Régional de Développement Durable" dont l'élaboration sera entamée dès le début de la législature dans le but de réduire de 30% les émissions de CO2 à Bruxelles d'ici 2025.
Le texte évoque aussi la conclusion d'un pacte multi-sectoriel entre les autorités publiques, les secteurs concernés et les partenaires sociaux pour stimuler et structurer l'offre de construction durable.
L'environnement pour créer de l'emploi
La note ne recèle pas que les 17 pages consacrées au développement durable à travers la construction, la rénovation, l'énergie, l'éclairage public, la politique de l'eau ou encore l'accentuation de la politique de tri des déchets. Le premier chapitre se focalise sur le capital humain de Bruxelles. On veut aider la population à sortir de l'ornière sociale en misant sur l'environnement comme vecteur de retour à la croissance économique, mais aussi sur la formation et l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Il évoque aussi un certain nombre d'objectifs visant à soutenir l'activité économique, le tourisme, le commerce extérieur et l'innovation.
Le virage que sous-tend la note n'occulte pas pour autant la volonté de maintenir le cap de l'équipe sortante notamment dans le domaine du logement, en crise à Bruxelles. Est notamment répétée, la volonté d'accroître l'offre de logements publics et moyens. Ce chapitre ouvert vendredi soir sera discuté samedi.
Etendre le métro sur l'axe nord-sud
En matière de mobilité, l'extension du réseau de métro bruxellois sur l'axe nord-sud est évoquée sous l'angle des études préliminaires. Sa réalisation dépendrait d'une décision et d'un financement du gouvernement fédéral. Le plan de restructuration des réseaux trams et bus de la STIB pourrait être revu pour limiter au maximum les correspondances.
Le point sensible du budget n'est pas (encore) évoqué longuement. Comme tous ceux qui figurent au-delà des 20 premières pages, il doit encore être passé au crible de la négociation.
Le document frappé de la mention "non paper" a commencé à circuler sur la toile dès le milieu de l'après midi, vendredi. Sa diffusion a eu le don d'irriter certains négociateurs, à un moment où les choses sont encore loin d'être fixées définitivement dans une déclaration gouvernementale.
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