Voilà qui ne risque pas d'aplanir les tensions entre nos dirigeants et les actionnaires de Fortis. L'Etat belge entendait, au cours du premier week-end d'octobre, reprendre le restant du capital de Fortis Banque qu'il ne possédait pas pour 1 euro symbolique.Cette information concerne les négociations qui se sont déroulées le week-end des 4 et 5 octobre, peu après la nationalisation par l'Etat néerlandais des activités néerlandaises de Fortis. Ces deux jours ont été le théâtre de discussions au sujet d'une reprise par l'Etat belge des activités belges de Fortis, dont Fortis Banque. Une semaine plus tôt, l'Etat belge, via la SFPI, avait déjà acquis 49% du capital de Fortis Banque.Le restant du capital de Fortis Banque, l'Etat souhaitait dans un premier temps mettre la main dessus pour un euro symbolique alors que la situation au sein de la banque s'était considérablement détériorée, notamment en raison de retraits massifs et d'un marché des prêts interbancaires gelé.Toutefois, à la suite de l'insistance de membres du conseil d'administration de Fortis, l'offre a été relevée jusqu'à 4,7 milliards d'euros, écrit jeudi Het Financieele Dagblad.Certains membres du conseil d'administration de Fortis Holding ont mis en garde le Premier ministre Yves Leterme ainsi que le ministre des Finances Didier Reynders sur les dangers que ferait courir sur la holding cotée en bourse un prix d'achat trop bas de la filiale bancaire.
Or, d'aucuns auraient associé la faillite de la Fortis holding à Fortis Banque. Une situation qui aurait eu "un impact dramatique" sur l'économie belge et les marchés, a-t-on argumenté au sein du conseil d'administration de Fortis.
Les autorités belges ont finalement déboursé la somme de 4,7 milliards d'euros pour mettre la main sur la seconde moitié du capital Fortis Banque. Lors de l'intervention des Etats du Benelux, l'Etat Belge avait déjà mis sur la table 4,7 milliards d'euros pour détenir 49% du capital de la banque.