L'équipe de France veut croire en un avenir meilleur au lendemain de son match nul 0-0 contre l'Uruguay marquant la fin d'une année achevée dans un esprit de reconstruction après le fiasco de l'Euro.Maintenu en poste malgré l'élimination au premier tour en juin, Raymond Domenech a été confirmé dans ses fonctions en octobre. Cette confiance renouvelée au sélectionneur a été justifiée par la fédération (FFF) par "l'élan" nouveau qu'elle a perçu dans la vie et le jeu des Bleus.Durant le premier semestre, Raymond Domenech n'a pas dévié d'un iota de la philosophie générale de l'équipe de France depuis plus d'une décennie avec une priorité accordée à la défense. Il est aussi resté fidèle aux hommes, malgré l'âge et les blessures, reconduisant intégralement en début d'Euro la défense des vice-champions du monde de 2006. Si Fabien Barthez n'avait pris sa retraite et Patrick Vieira n'avait été blessé, les sept joueurs du secteur défensif auraient probablement été les mêmes que deux ans plus tôt.Le changement de cap a été radical en juillet : le leitmotiv officiel des Bleus est désormais "générosité", terme décliné à l'envi par le sélectionneur, conformément au souhait des nouveaux communicants de la FFF.
"TOUJOURS LÀ"
La sélection a quant à elle reçu du sang neuf et son déséquilibre a basculé vers l'avant, avec pléthore de talents en attaque et une défense à la recherche d'un patron.
"Je ne compartimente jamais, une équipe est solide ou ne l'est pas", a tranché Domenech mercredi soir.
Avant ce match amical contre l'Uruguay, la France avait encaissé au moins un but lors de ses sept dernières rencontres.
Le sélectionneur tâtonne encore pour composer sa ligne arrière, où personne ne s'impose de manière incontestable, pas même un gardien de but entre les jeunes Steve Mandanda et Hugo Lloris.
Cette fragilité défensive a été en partie compensée par la vitalité offensive des Bleus, au sein desquels Nicolas Anelka, Karim Benzema et d'autres se battent pour évoluer aux côtés de Thierry Henry et Franck Ribéry.
Surtout, l'émergence de Yoann Gourcuff dans le rôle de chef d'orchestre a permis à Raymond Domenech de se fixer sur un système, finalement assez semblable à celui de 2006 avec un seul attaquant de pointe soutenu par un meneur et des joueurs de couloir.
L'horizon de la France est désormais la Coupe du monde 2010. Elle disputera, avant de se replonger dans les éliminatoires, un match amical le 11 février contre l'Argentine à Marseille.
Dans son groupe 7 de qualification, elle n'a pris que quatre points en trois matches. Elle jouera deux parties cruciales fin mars et début avril contre la Lituanie, qui la précède de cinq points.
"On est en course pour la Coupe du monde, on est toujours là", s'est persuadé Domenech.