Comment lutter contre la crise économique et la récession dans lesquelles le monde et la Belgique sont plongés et devraient l'être tout au long de l'année 2009 ? L'Etat et les Régions s'étaient réunis voici quelques semaines. Des groupes de travail en étaient découlé. Ils travaillent toujours. Mais "il va falloir accélérer" estime la ministre de la Santé et des Affaires Sociales. Car les effets de la crise se font de plus en plus durement ressentir. "Au jour le jour, on enregistre des pertes d'emplois", constate-t-elle.Que faire ? Pour Onkelinx, comme il l'a fait pour la crise financière, l'Etat doit sortir le portefeuille et investir: "Il faut accepter de faire des grands investissements publics". Ceux-ci permettent de créer de l'emploi et donc aussi, en bout de chaîne, de la consommation. La solution fut employée dans les années 30 pour relancer l'économie, notamment aux Etats-Unis après le krach boursier de 1929. Une solution avancées à l'époque par l'économiste Keynes. Et qu'a déjà décidé d'appliquer l'Allemagne citée en exemple par le ministre: "En Allemagne, ils ont massivement investi. Des investissements publics, des avances de crédit aux particuliers et aux entreprises. On fait en Allemagne du contrat cyclique, on veut contrer les effets de la crise, en Belgique nous devons faire la même chose".Quels investissements publics ? Onkelinx propose d'anticiper de grands travaux SNCB prévus pour plusieurs années. Cela créerait vite de nouveaux jobs. Dans l'autre grand organisme public pourvoyeur d'emplois, la Poste, elle souhaiterait voir empêcher les pertes d'emploi (principalement des emplois à durée déterminée) prévues dans le cadre du plan Géoroute 3 (optimisation des trajets empruntés pour la distribution du courrier). Comment ? En suspendant purement et simplement le plan dont le déploiement n'a pas sa place en pleine crise économique, selon Laurette Onkelinx.
Mais où trouver l'argent quand on sait que le budget 2009 de l'Etat est déjà dans le rouge avant même que l'année n'ait commencé, demande Frédéric Cauderlier ?
L'argent, eh bien, il faudra l'emprunter. Comme ce fut le cas pour sauver Fortis et Dexia. "On s'est endetté pour contrer la crise financière, il faut accepter pour le moment des deficits publics pour contrer la crise économique" a conclu Laurette Onkelinx.