La commune de Bruxelles a été le théâtre de violentes émeutes durant le mois de mai, obligeant les forces de l'ordre à se renforcer pour éviter les rassemblements.Quatorze perquisitions ont été menées jeudi matin à Bruxelles, Anderlecht, Charleroi et Gembloux, dans le cadre des émeutes qui s'étaient déroulées au mois de mai à Anderlecht, après la finale de la Coupe de Belgique, a confirmé le parquet de Bruxelles.Selon le parquet, douze personnes dont un mineur ont été interpellées au cours de ces perquisitions. Ces personnes font partie du noyau dur des supporters des clubs de football d'Anderlecht et de Charleroi.Les douze personnes sont actuellement entendues par la police de la zone de Bruxelles-Midi et devraient être déférées dans les 24 heures devant le juge d'instruction Patrick De Coster. Un dossier avait été ouvert au parquet le 23 mai dernier pour rébellion armée en bande, association de malfaiteurs, coups et blessures, destruction de voitures et de mobiliers, suite à des émeutes opposant des supporters à de jeunes allochtones venant de différentes communes bruxelloises.En cas de condamnation et si les qualifications initiales devaient être retenues, les supporters interpellés jeudi matin risquent une peine d'emprisonnement de 5 à 10 ans, a expliqué une porte-parole du parquet.Une septantaine de policiers, dont une soixantaine de la zone de Bruxelles-Midi et une dizaine de la police de Charleroi ont été mobilisés pour les perquisitions de ce jeudi matin menées à l'aube aux domiciles des personnes recherchées. Ces perquisitions ont été menées tardivement car le service d'enquête et de recherche de la police de la zone de Bruxelles-Midi a procédé à une analyse minutieuse des images des émeutes d'Anderlecht, a précisé le parquet.
Les premières émeutes avaient mené à de nombreuses interpellations. Un second rendez-vous d'émeutiers avait eu lieu un peu plus tard. Sept personnes avaient été interceptées pour incitation à l'émeute et pour coups et blessures ayant entraîné à une incapacité de travail, rappelle le quotidien la Dernière Heure.
Un policier blessé par un supporter avait subi une incapacité de travail de six mois, selon le parquet. Les émeutes de la nuit du 23 au 24 mai avaient été discutés au conseil de police de la zone de Bruxells-Midi. Le conseiller Ecolo André Drouart s'était interrogé sur la manière dont la police avait géré les incidents, en rappelant que sur les 194 personnes arrêtées, 193 étaient des jeunes bruxellois issus de l'immigration et une seule se disait supporter.