Autour de la chaussée de Mons à Anderlecht, l'insécurité régnait. Après un travail d'observation et d'enquête, la police a arrêté 11 suspects lors de 20 perquisitions.Dix-huit personnes ont été interpellées par la police au cours de 20 perquisitions et 4 visites domiciliaires menées les 3, 5 et 6 novembre dans le cadre d'une enquête visant des problèmes récurrents de sécurité à Anderlecht autour de la chaussée de Mons.Onze suspects, déjà connus des services de police, ont été placés sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction bruxellois Leroux et un mineur a été déféré devant un Juge de la jeunesse. Lors des perquisitions et visites domiciliaires, la police a saisi des armes (un pistolet d'alarme, des munitions, un couteau à cran d'arrêt, une matraque télescopique, un couteau, un pistolet à impulsions électriques (taser) et un poing américain), une cagoule, une perruque, un masque, des gants, des stupéfiants ainsi que 8.000 euros à une adresse.Une enquête a été initiée par le service d'enquête et de recherche de la police de la zone de Bruxelles-Midi dans le cadre de problèmes récurrents d'insécurité autour de la chaussée de Mons, entre la Porte d'Anderlecht et le square Albert. Le dossier a été mis par la suite à l'instruction.La police a mené durant plusieurs mois un travail d'observation puis d'identification dans le quartier ciblé. Selon les éléments de l'enquête, plusieurs jeunes buvaient à l'oeil dans des cafés, rackettaient des clients, menaçaient des gérants d'établissements au moyen d'armes à feu et de couteaux et détruisaient du mobilier.D'autres jeunes sont suspectés d'avoir commis des vols avec violence. Suite au saccage d'un snack libanais situé chaussée de Mons, des mandats de perquisitions ont été délivrés par le juge d'instruction en charge du dossier afin d'interpeller les suspects et saisir des armes à feu et blanches.