La cour d'appel d'Anvers a prononcé lundi une simple déclaration de culpabilité à l'encontre d'une mère d'accueil poursuivie pour coups et blessures volontaires sur le bébé de six mois qui lui avait été confié. La prévenue avait violemment secoué le bébé. Celui-ci en gardera des séquelles toute sa vie. Il est handicapé moteur et mental. Le père avait confié son fils le 16 février 2004 à Annick S., qui habitait près de chez lui à Stabroek.Prise de panique, elle l'avait violemment secoué car il ne bougeait plus. Le bébé avait commencé à crier. Annick S. avait prévenu la mère de l'enfant qui avait conduit son fils à l'hôpital. Dans un premier temps, Annick S. n'a rien dit de l'incident car elle avait peur de la réaction de la mère. Les médecins ont constaté des lésions cérébrales, compatibles avec le syndrome du bébé secoué.Le bébé présentait également une fracture du crâne qui n'a rien à voir avec les secousses. Sa cause n'a pu être déterminée.En première instance, Annick S. avait été acquittée au bénéfice du doute. La cour d'appel en a décidé autrement. Elle a estimé qu'Annick S., qui est une mère d'accueil reconnue et qui a suivi des cours de secourisme, n'a pas réagi de manière prudente. Elle aurait dû prévenir un médecin plutôt que de secouer l'enfant qui ne bougeait plus. Les parents étaient partie civile.Elle devra leur verser 37.000 euros de dommages et intérêts à titre provisionnel. La cour a désigné un expert pour examiner le bébé afin de chiffrer avec exactitude le dommage. Une mutuelle, également partie civile, recevra 90.000 euros.