Notice: Undefined index: diario_lector_id in /var/www/diarios_v2/index.php on line 303 Tous les yeux se tournent vers le G7 en quête d'unité face à la crise - Noticia - - Bruxelles Magazine - Francophone
Les grands argentiers du Groupe des Sept pays les plus industrialisés (G7), incapables jusqu'ici de s'entendre sur une solution commune pour aider leurs banques, se retrouvent vendredi à Washington avec pour mission de présenter un front commun face à la crise financière.Prévue de longue date dans le cadre des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, cette réunion est maintenant l'objet de toutes les attentions, les Bourses mondiales connaissant une nouvelle journée noire.Le G7 réunit l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Japon, soit les principales puissances économiques et financières de la planète.La réunion de Washington sera pour elles l'occasion ou jamais d'afficher une unité dans les réponses à la crise, alors que jusqu'à présent les initiatives ont surtout été prises en ordre dispersé.La priorité est d'"arrêter de prendre des solutions au cas par cas", a affirmé vendredi le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück avant le début de la réunion prévue à 18H00 GMT. Elle devait s'achever avec la publication d'un communiqué vers 23H00 GMT."Nous avons besoin de règles mondiales pour les marchés", a-t-il affirmé alors que les Bourses mondiales subissaient une nouvelle déroute.
"Les marchés ne vont pas bien aujourd'hui (vendredi), ça c'est clair, c'est la raison pour laquelle il faut qu'on soit tous en concertation et en propositions", a souligné en écho la ministre française Christine Lagarde.
"Faire tout ça sur une base coordonnée va être le seul moyen de réagir à la situation", a-t-elle ajouté, en précisant qu'il fallait que ce soit sur une base "coordonnée à plus que sept" pays.
Si les Etats-Unis ont adopté le plan Paulson qui prévoit d'accorder jusqu'à 700 milliards de dollars pour racheter les actifs dépréciés des banques et leur permettre d'assainir leur bilan, les Européens n'ont pour l'instant pris aucune disposition commune de ce genre, privilégiant les plans de soutien nationaux.
Les velléités de mise en place d'un fonds européen ont été tuées dans l'oeuf par l'opposition de l'Allemagne. La principale initiative de l'Union européenne jusqu'à présent a été de relever le seuil minimal de garantie des dépôts bancaire des particuliers de 20.000 à au moins 50.000 euros en cas de faillite d'un établissement bancaire.
Pour le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, la situation s'améliorera "quand les gens réaliseront que l'ensemble des crédits interbancaires, qui atteignent un montant astronomique, est soutenu par les banques centrales et les gouvernements dans le monde entier".
Interrogé sur la radio américaine NPR, il a souligné que "dans un cas comme celui-ci, on peut constater que les marchés mondiaux ne peuvent résoudre le problème par eux-mêmes et que les gouvernements doivent être prêts à intervenir pour le compte de ceux qui les ont élus".
Le président George W. Bush a de son côté assuré que les Etats-Unis avaient les moyens de résoudre la crise. Il recevra samedi matin les ministres des finances du G7.
Outre les mesures de soutien immédiat au système financier, le G7 devra également engager la réflexion sur la refondation de ce système après sa pire crise depuis celle de 1929.
"Cette crise est un échec de la supervision, un échec de la régulation, un échec de la croyance que le marché peut se régler tout seul", a ainsi déclaré jeudi le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.
"La leçon (de la crise, ndlr), c'est que pour bien faire fonctionner le marché, il faut plus d'Etat et plus de puissance publique, et au niveau international, cela veut dire plus d'institutions internationales", a-t-il préconisé.