Notice: Undefined index: diario_lector_id in /var/www/diarios_v2/index.php on line 303 Yakin et Magnin paient les pots cassés - Noticia - - Bruxelles Magazine - Francophone
Ludovic Magnin et Hakan Yakin font les frais du naufrage contre le Luxembourg. Le Vaudois et le "mercrenaire" du Qatar ne seront pas titularisés demain à St-Gall pour le match décisif de l´équipe de Suisse contre la Lettonie.Ottmar Hitzfeld a préféré Christoph Spycher à Magnin pour occuper le flanc gauche de la défense. Ce choix se défend dans la mesure où Magnin n´est pas un modèle de régularité dans son club et, surtout, n´a pas été particulièrement inspiré ces derniers mois en sélection. C´est la première fois depuis le match contre la Corée du Sud lors de la Coupe du monde 2006 que Spycher bénéficie de la préférence du sélectionneur vis-à-vis de Magnin.
Un combat physique
Comme il l´avoue lui-même, Hakan Yakin est la "victime du système". Ottmar Hitzfeld n´a pas voulu dérogé à son 4-4-2. "J´avais aligné trois attaquants contre le Luxembourg. C´était une exception, rappelle le mentor allemand. A mes yeux, Hakan Yakin est un attaquant. Mais je préfère miser sur Frei et Nkufo. J´avais cette équipe en tête depuis plusieurs jours. Vous savez, je ne suis pas un entraîneur qui s´endort la veille du match avec l´espoir de faire un rêve qui lui révélera l´équipe idéale. Je préfère avoir le temps d´annoncer la couleur aux joueurs".
Le renoncement au 4-3-1-2 qui aurait pu faire le bonheur de Yakin amène la présence de deux demis défensifs dans l´axe, Huggel et Inler. Le Bâlois et le joueur de l´Udinese auront le redoutable honneur de donner le ton. Ottmar Hitzfeld exige de ses joueurs de "la fraîcheur, du courage et, surtout, un engagement total". A écouter l´ancien mentor du Bayern, on peut croire que le combat s´engagera en premier lieu sur le plan physique. La Suisse doit bousculer des Lettons dont l´efficacité dans le jeu aérien serait leur principal atout.
La visite du Maître
Pour effacer quelque peu le traumatisme du match contre le Luxembourg, Ottmar Hitzfeld n´a pas hésité cette semaine à employer les grands moyens. Il a convié à Feusisberg Roger Federer. Devant les joueurs, le Bâlois a évoqué sa carrière et, surtout, la manière avec laquelle il parvient à juguler la pression à laquelle il est exposé en permanence. "Pour Roger, l´essentiel est de savoir rebondir après une défaite, souligne Ottmar Hitzfeld. Il y a bien des similitudes entre le football et le tennis. Comme au tennis, on a droit très vite à une nouvelle chance. Mais pour la saisir, il faut croire en soi !".
A la fois surpris et ravis par cette vistite, les joueurs ont bu avec délice les paroles du Maître de la petite balle. "Pouvoir entendre le plus grand sportif suisse de tous les temps fut un honneur, lâche Diego Benaglio. Son discours nous a fait du bien même s´il est absurde de comparer son revers en finale de Wimbledon contre Rafael Nadal avec notre défaite devant le Luxembourg..." Il est vrai que perdre contre le Luxembourg en football équivaut au tennis à une défaite contre le 600e mondial. Roger Federer est loin d´avoir connu ces dernières années une telle infortune.