Culture 29/11/2010
Gorillaz : groupe virtuel, mais "humain après tout"
GayTactos Facebook Twitter linkedin
Damon Albarn est finalement sorti de l'ombre pour emmener son groupe virtuel Gorillaz en tournée, redevenant -- pour son plus grand plaisir -- le "tordu qui s'agite sur le devant de la scène", après dix ans de cache-cache avec les fans, confie-t-il à l'AFP.

"Je pensais que j'allais progresser et finalement je suis revenu au point de départ ! Je suis toujours ce stupide tordu qui s'agite sur le devant de la scène", se désole-t-il.

En 1998, quand Gorillaz a germé dans l'esprit d'Albarn et de son colocataire le dessinateur Jamie Hewlett, l'idée était pourtant de se libérer de ce genre d'obligations.

"J'avais ce fantasme de ne pas avoir à partir en tournée. Au départ, je ne voulais même pas chanter!", se souvient le musicien, alors en pleine gloire avec Blur.

Pour ses premiers concerts, le groupe jouait derrière un rideau sur lequel étaient projetées des images des membres virtuels : Russel, Noodle, 2-D et Murdoch -- les deux derniers fortement inspirés des traits de leurs géniteurs.

Mais comme le proclamait Daft Punk -- autres rois du déguisement -- sur l'album "Human after all", "les gens ont besoin d'un aspect humain", reconnaît Albarn.

"Au Japon, certains ont même demandé à être remboursés parce qu'ils n'avaient vu que nos silhouettes", s'amuse-t-il.

L'envie d'embarquer Gorillaz, sa vingtaine de musiciens et sa pléiade d'invités, pour sa première tournée est venue de l'ancien bassiste des Clash Paul Simonon.

Celui-ci avait participé avec son ancien comparse le guitariste Mick Jones au troisième album de Gorillaz, "Plastic Beach", paru au printemps dernier.

"Quand il m'a dit qu'il avait envie de jouer, je me suis dit qu'il fallait qu'on parte en tournée", explique Albarn.

"Par le passé, nous avions surtout collaboré avec des chanteurs, mais Mick et Paul sont des musiciens, ils comprennent la dynamique de la scène", dit-il.

Cet été, Gorillaz a été le premier groupe occidental à jouer à Damas, d'où est originaire un des groupes invités sur "Plastic Beach", The Syrian National Orchestra for Arabic Music.

"Sans ignorer la situation politique en Syrie, notre expérience n'a été que positive", estime Albarn. "Nous pensions qu'il y aurait peut-être 500 personnes, mais 6.000 sont venues, s'enthousiasme-t-il. Il y avait des adolescentes voilées juchées sur les épaules de leurs petits copains, c'est quelque chose qu'on ne voit pas souvent !"

De la Chine à l'Irak, le musicien anglais se distingue par sa recherche constante de nouveaux terrains de jeu. En parallèle de Gorillaz, il a produit de la musique au Mali, monté des concerts où musiciens occidentaux et africains improvisaient ensemble, écrit un opéra...

"J'aime que mes idées, mon esprit et mon âme soient stimulés en permanence. Je pense que beaucoup de gens dans la pop sont conservateurs, mais je connais de nombreux musiciens qui ont un état d'esprit similaire au mien", note-t-il.

Après toutes ces expériences, pourrait-il réintégrer un groupe de pop traditionnel -- "toi et trois autres beaux mecs" comme le décrit Jamie Hewlett ? "A 42 ans, presque 43, je ne pense pas que ce soit possible", plaisante le chanteur, sans lever le voile sur ses futurs projets avec Blur.

Quant aux futurs collaborateurs qui succèderont à Dennis Hopper, Lou Reed et Ibrahim Ferrer dans les aventures de Gorillaz, le musicien est tout aussi joueur.

"Des acteurs, des présidents, des prix Nobel de la paix, ce genre de choses...", lâche-t-il, tandis que Jamie Hewlett s'exclame : "Danny de Vito!"

Discuter de l'actualité
Nom E-mail
Commentaire
Por favor, deja este campo en blanco
Entrez le code

Cambiar imagen
E-mail: Contraseña: Regístrate
SERVICES
Diarios
Radios
Boletines
Videoteca
Especiales
Publique su Noticia
 
Añada su Empresa
Publicidad
BFM TV
Publicidad
Liens recommandés
Publicidad
      Condiciones de Uso | Aviso Legal | Condiciones de Contratación | Política de Confidencialidad | Publicidad | Colaboradores
 
Bruxelles Magazine www.bruxellesmagazine.com
Journal digital avec des renseignements et des infos actualisés à la minute. Bruxelles Magazine fait partie du
groupe Edicosma, intégré dans plus de 200 journaux digitaux, au service de l'information.
© Bruxelles Magazine 2012