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30/08/2010
Le Premier ministre pressenti met en garde contre le "chaos"
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Le chef des socialistes francophones belges Elio Di Rupo, pressenti pour devenir Premier ministre, s'est inquiété lundi d'un risque de "chaos politique" dans le pays en raison du blocage des négociations avec les Flamands visant à former un gouvernement.
Si un accord n'est pas possible entre formations francophones et néerlandophones pour mettre sur pied un gouvernement, "les partis qui refusent un compromis équilibré vont plonger notre pays dans l'aventure, voire le chaos politique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Sa mise en garde s'adresse aux deux principaux partis flamands, la Nouvelle Alliance flamande (NVA), le parti indépendantiste qui a remporté les dernières élections législatives en juin dans la partie néerlandophone du royaume, et les chrétiens-démocrates flamands du CD&V. Ces deux formations ont refusé au cours du week-end une proposition de compromis sur l'avenir institutionnel et financier du pays, servant de base à la constitution d'un gouvernement. Cette proposition verrait la région de Bruxelles, majoritairement francophone et lourdement déficitaire, bénéficier de transferts financiers supplémentaires de l'Etat fédéral, à hauteur de 500 millions d'euros par an. En échange, les francophones renonceraient à des droits linguistiques spécifiques dans la périphérie flamande de la capitale et accepteraient, plus généralement, un transfert accru de compétences de l'Etat fédéral vers les régions. Mais les deux grands partis flamands refusent de signer "un chèque en blanc" en faveur de Bruxelles. M. Di Rupo, dont le parti avait remporté les élections de juin en Wallonie francophone, a émis l'espoir lundi "que la raison finira par l'emporter". Il a souligné qu'il y avait "urgence" à doter le pays d'un gouvernement et à assainir les comptes publics du pays. "C'est une obligation morale si l'on ne veut pas laisser le pays aux mains des spéculateurs, j'espère que que tout le monde en est conscient", a-t-il lancé, en agitant le spectre d'une crise financière telle que celle qu'a connue la Grèce. M. Di Rupo a été chargé par le roi dimanche soir de poursuivre les négociations. Le pays n'a toujours pas de nouveau gouvernement trois mois après les élections. |
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