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Lors d'une conférence de presse jeudi, le parquet général a indiqué qu'il n'était toujours pas autorisé par le juge d'instruction Wim De Troy à communiquer au sujet de l'arrêt rendu vendredi par la chambre des mises en accusation au sujet de la régularité de l'instruction relative à des abus sexuels au sein de l'Eglise. Le parquet général a ajouté qu'il mettra tout en oeuvre pour que le contenu de l'arrêt puisse être communiqué.
Le parquet général examine l'opportunité de saisir à ce sujet la chambre des mises. Cette semaine, le parquet général a adressé, sans succès, une nouvelle demande au juge d'instruction pour communiquer au sujet de l'arrêt. Le parquet général précise que le juge d'instruction, titulaire du dossier, peut refuser de rendre public le contenu de l'arrêt, sans même se justifier. Le ministère public ignore d'ailleurs les raisons qui poussent le juge d'instruction à agir de la sorte. "Nous sommes convaincus qu'il y a un intérêt public à communiquer au sujet de notre démarche", a indiqué l'avocat général Pierre Rans. Le parquet général avait saisi la chambre des mises en accusation en "raison de l'émotion et des diverses réactions suscitées par cette affaire dans l'opinion publique et au niveau des victimes d'abus sexuels (...) "pour contrôler la régularité et la légalité des actes d'instruction, dont les perquisitions, afin d'éviter que des nullités ne puissent être soulevées plus tard. Le parquet n'est pas autorisé non plus à communiquer au sujet de son réquisitoire, "qui fait corps avec l'arrêt".
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