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Lundi soir, alors qu'il intervenait pour séparer deux résidents en pleine dispute, un agent a été violemment agressé au centre de Vottem, lieu d’hébergement d’immigrants clandestins à Herstal. Armé d'une vis de 5 à 6 centimètres, le retenu a frappé le garde au visage. Ce dernier a été vu aux urgences et ne souffre pas de blessures profondes. Le résident n'a pas pu être placé dans un autre centre et se trouve toujours à Vottem.
A la suite de cette agression, les agents du centre ont décidé d’arrêter le travail ce mardi pendant deux heures, de 13h à 15h. Le personnel a évacué le complexe ne laissant que trois agents pour assumer le service minimum. La police est arrivée sur les lieux vers 14h30 pour garantir la sécurité dans le centre.
"J'ai failli perdre un oeil"
L’agent agressé avait déjà dû intervenir dans la journée de lundi lors d’une autre bagarre. C’est contre cette violence quotidienne que les agents du centre se dressent. « J’ai failli perdre un œil, hier » explique la victime, marquée d’une balafre au visage. Anne Marie Dereas, déléguée CGSP, exprime la détermination des agents : « On va continuer la grève s’il le faut, les travailleurs sont chauds ! »
Un centre en crise
Déjà, le 22 février dernier, le centre de Vottem était entré en grève pendant 24h à la suite, là aussi, d’une agression. « Rien a changé depuis février ! » accuse Anne Marie Dereas. La responsable syndicaliste explique que la grève est le dernier recours du personnel contre la dégradation des conditions de travail. « La direction refuse de remplacer le personnel qui part en retraite : on ne peut pas être de moins en moins à se faire agresser de plus en plus ! » conclue-t-elle
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