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La proposition du président du Sénat Armand De Decker de mobiliser les militaires pour prendre en charge des jeunes délinquants divise son parti, le MR.
Du côté de ses partisans, le député Denis Ducarme a fait part jeudi matin à l'agence Belga de son intention de relayer cette proposition mercredi prochain en Commission de la Défense de la Chambre. Il proposera de préserver en "stand-by" une caserne dont la fermeture est programmée, afin d'y mener une opération-pilote en ce sens. "La rigueur peut apporter des résultats. Mais l'encadrement de ces jeunes nécessite aussi la présence d'enseignants et de psychologues", précise-t-il. Denis Ducarme va également proposer que la Commission de la Défense parte en mission d'information dans un camp aux Etats-Unis où fonctionne ce système, afin d'examiner son financement et son organisation. Du côté des opposants MR à la proposition De Decker, la chef de groupe au parlement de la Communauté française Françoise Bertieaux dénonce dans La Libre les "amalgames" entretenus par cette proposition entre mineurs et jeunes délinquants, la mise en cause des juges de la jeunesse et la stigmatisation d'une communauté. Elle déplore aussi la transformation de l'idée de centres de rescolarisation et de resocialisation ("l'école des caïds" selon ses adversaires), qui était selon elle un dispositif de prévention scolaire. Elle doute en outre "qu'il y ait une force spéciale d'éducation à l'armée". Mme Bertieaux souhaite plutôt réécrire le projet pédagogique en IPPJ afin de responsabiliser davantage le jeune et réclame plus de places dans ces institutions.
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