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Mardi, deux trafiquants d'êtres humains ont été libérés par un juge bruxellois sans être jugés car ils n'ont pu être transférés vers le tribunal en raison d'un manque de personnel de sécurité, et ce pour la troisième fois, rapportent mercredi les journaux du groupe SudPresse.Deux quinquagénaires originaires du Sri-Lanka, qui avaient été arrêtés le 10 octobre dernier à Zaventem, devaient comparaître mardi devant la 51e chambre du tribunal correctionnel à Bruxelles. Ils avaient été pris en flagrant délit alors qu'ils accompagnaient des illégaux provenant d'Inde et du Pakistan à destination de l'Angleterre.
Après quatre mois de préventive, les deux trafiquants d'êtres humains devaient comparaître une première fois devant le juge correctionnel le 16 février. Mais cela n'a pu être le cas parce qu'il y avait trop peu d'agents de sécurité disponibles pour les transférer de leur cellule à la salle d'audience.
Mardi, le même scénario s'est reproduit pour la troisième fois consécutive. Les avocats des trafiquants ont plaidé qu'ils ne pouvaient défendre leurs clients s'ils ne comparaissaient pas eux-mêmes devant le juge. Le président les a suivis et a libéré les deux individus. Le parquet ne fait pas appel car cette situation dure depuis des années et qu'il n'y a aucune perspective d'amélioration.
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